Posts Tagged ‘humour’

Grâce à Yahoo, démissionner n’a jamais été si facile

23 juin 2008

Tout n’est pas rose actuellement pour Yahoo. Son CEO Jerry Yang s’est mis un certain nombre d’actionnaires à dos, en refusant l’offre de rachat de Microsoft tout d’abord, puis en faisant alliance avec Google dans un geste que certains considèrent comme la preuve que la stratégie de Yahoo ne suit en fin de compte aucune réelle ligne directrice.

L’alliance avec Google a d’ailleurs eu de nombreuses conséquences, notamment une forte chute de l’action Yahoo et le départ de plusieurs personnages clés (dont le vice président exécutif en charge de la recherche et des données) qui viennent s’ajouter à la longue liste des cerveaux ayant quitté le navire ces derniers temps.

Jerry Yang a récemment subi un véritable lynchage public en provenance du New York Times. Dans un article très dur mais parfaitement défendable d’un point de vue business, le journaliste accuse clairement Jerry Yang d’avoir trahi la confiance de ses actionnaires, ceux-là même qui l’ont « rendu milliardaire en achetant les actions de l’entreprise ».

La conclusion de l’article est sans appel: les jours de Jerry Yang en tant que CEO sont comptés car « il est temps d’avoir à ce poste une personne qui comprend pour qui elle travaille ». Traduction: le refus de l’offre de Microsoft a été motivé par des considérations personnelles et nullement avec le bien-être des actionnaires en tête.

C’est donc sans surprise (ou presque, mais il ne faut vraiment s’étonner de rien sur le web tant ce média est réactif) que j’ai découvert ce matin le générateur de lettres de démission pour les employés de Yahoo. L’ensemble est tout à fait cohérent (à la limite il pourrait même servir pour démissionner d’une autre entreprise), et l’outil offre trois formulations à choix: de « politiquement correct » à « quitte à démissionner, autant y aller franchement… »

C’est certes un peu sévère mais plutôt bien trouvé, et surtout très révélateur de la situation actuelle de Yahoo. M. Yang, si j’étais vous, je retournerais demander les conseils de Shpigler the Shark. Il avait peut-être vu juste…

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Le Googolopoly

17 avril 2008

L’omniprésence de Google dans nos vies est un sujet qui fait vibrer les claviers depuis quelques temps déjà (il me semble judicieux de remplacer la traditionnelle expression « faire couler beaucoup d’encre » par un équivalent informatique, dans la mesure où l’actualité Internet fait bien moins de vagues dans la presse écrite que sur la Toile; encore heureux, ai-je envie d’ajouter). Un nouvel événement est récemment venu renforcer le sentiment de malaise général que suscite visiblement l’expansion sans limites du géant de Moutain View: le retour sur le devant de la scène du GDrive.

A l’heure où les solutions de stockage en ligne se multiplient (SugarSync, Allmydata, Dropbox, la solution Upline de HP, Box.net, Xdrive ou encore SkyDrive de Microsoft ), voici que ce fameux GDrive, dont on parle depuis des années, refait surface. Il s’agit tout simplement de la solution de stockage en ligne du maître du Web, j’ai nommé Google. En novembre 2007, un article du Wall Street Journal annonçait la préparation par Google d’un service qui « […] permettrait aux utilisateurs de stocker sur les serveurs de Google tous les fichiers qu’ils conservent sur leur disque dur. […] Ce service permettrait aux utilisateurs d’accéder à leurs fichiers au travers de différents ordinateurs ou appareils mobiles à l’aide d’un mot de passe, et de partager ces fichiers en ligne ».

Cette définition n’a en soi rien d’exceptionnel; c’est le principe du stockage en ligne. Cette information serait d’ailleurs passée inaperçue si elle avait concerné une autre entreprise. Seulement, il s’agit de Google, à qui on reproche déjà de détenir un nombre incalculable de données personnelles sur ses utilisateurs. Ainsi, et malgré le fait qu’il n’y ait toujours pas de signe d’un GDrive à l’horizon, des voix commencent à s’élever pour souligner le danger que représenterait un monde dans lequel Google aurait un contrôle total sur l’information ( données et fichiers personnels inclus).

C’est notamment le cas de Box.net, l’un des sites proposant justement une offre de stockage en ligne. Indépendamment du danger que représenterait le GDrive pour son business, la société a publié sur son blog une analyse concise mais remarquable de lucidité concernant le phagocytage systématique par Google de toute activité liée à Internet. La question sous-jacente se résume à: que se passera-t-il quand Google aura absorbé tout et tout le monde? Ce questionnement est accompagné d’un plateau de jeu inspiré du célèbre Monopoly, et logiquement intitulé… le Googolopoly!

A défaut de clarifier la « menace » Google, ce post de Box.net a le mérite de nous rappeler que la protection des données est un sujet sensible, tout comme leur concentration dans les mains d’un seul et même acteur du Web. Pour les amateurs de nouveauté, le plateau de jeu est téléchargeable en format .pdf ici.

Coups de coeur

18 mars 2008

« Beaucoup d’Internet et un peu d’autre chose ». Voici la tagline de ce blog.

Depuis que j’ai créé Embarquement e-media en juillet dernier, je pense que son contenu est fidèle à ce slogan: il a principalement accueilli des articles liés à Internet (Wikipédia, Google, Facebook ou le Web 2.0 comptent parmi les sujets les fréquemments abordés), avec quelques sporadiques apparitions de billets motivés par des considérations non digitales (l’éviction de Christophe Blocher ou la défaite de Toshiba dans sa lutte contre Sony, par exemple).

Tous ces billets ont néanmoins un point commun: leur longueur. J’aime écrire, et j’ai toutes les peines du monde à adopter le format que l’on retrouve souvent au sein des blogs: billets brefs, avec mises à jour régulières. Consciemment ou non, j’ai clairement adopté l’approche inverse: billets kilométriques, avec mises à jour selon mon humeur. Aujourd’hui, je vais essayer de faire une exception et de condenser ma prose au maximum pour vous présenter rapidement mes deux coups de coeur du moment.

Le premier va à un humoriste américain, Jeff Dunham. Cet extraordinaire ventriloque est capable de donner à ses marionnettes un nombre invraisemblable d’intonations, comme vous pouvez le voir ci-dessous dans l’extrait de son spectacle « Spark of Insanity ». Certaines sensibilités seront peut-être outrées par ce sketch impliquant Ahmed, le terroriste mort; personnellement, j’y vois une tentative très réussie d’apporter un peu de légèreté à ce sujet si dramatique.

Mon deuxième coup de coeur va à une personne dont je tairai le nom. Ayant envoyé un e-mail à cette personne ce matin, je reçus une réponse automatique m’annonçant que le destinataire serait absent pendant quelques jours. L’originalité de cette réponse automatique vient de ces quelques lignes rajoutées par le destinataire de mon mail: « At this point, I think it’s safe to assume that if I wanted either illegal drugs or monthly subscriptions to certain types of websites, I’d already have signed up. But thanks anyway. For the rest of you, I am on holiday and will deal with your message when I get back« .

En fin de compte je ne suis pas sûr d’avoir été si succint que ça, mais j’aurai essayé!