Red Bull: légendes urbaines et faits avérés

29 juillet 2008

En allant m’acheter un Red Bull tout à l’heure, et en lisant les indications écrites sur la canette, j’ai eu la surprise d’y lire « ne pas mélanger avec de l’alcool ». Il s’agit en effet d’une surprise dans la mesure où, comme de nombreuses personnes je pense, j’ai découvert le Red Bull au travers du célèbre mélange « vodka- Red Bull ».

J’avais déjà entendu que le mélange des deux n’était pas vraiment recommandé, mais je ne savais pas que le fabricant lui-même faisait de la prévention. J’ai donc cherché à savoir pourquoi ce mélange est déconseillé, y voyant également une bonne occasion de me renseigner sur les différentes rumeurs qui courent au sujet de cette boisson (interdite dans plusieurs pays, faut-il le rappeler, même si la France a récemment levé cette interdiction vieille de 12 ans).

En effectuant mes recherches, je suis tombé sur un document rédigé en 2007 par des étudiantes de la HES de Genève. Les auteurs se penchent d’abord sur les différentes propriétés (positives ou négatives) que l’on prête au Red Bull, avant d’amener un éclairage plus scientifique sur la question.

L’article est court et très instructif, je vous invite donc à le lire (par intérêt ou simple curiosité). Toutefois, pour ceux qui ont la flemme, en voici déjà la conclusion: s’il n’est pas prouvé que le Red Bull est inoffensif pour la santé, aucune étude sérieuse n’a jamais démontré non plus qu’il était dangereux…

Il s’agit sûrement d’une des explications au revirement observé sur le marché français, d’autant plus normal que l’interdiction du Red Bull avait rapidement donné naissance à d’autres marques d’energy drink, à la composition vraisemblablement très similaire.

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Tutorial Netvibes

26 juillet 2008

L’une des évolutions majeures de ces dernières années en termes de diffusion de l’information a été la généralisation des flux RSS (Rich Site Summary ou Really Simple Syndication, selon les formats). Destiné avant tout aux sites dont le contenu est renouvelé régulièrement, un flux RSS permet de recevoir les contenus les plus récents d’un site sans avoir besoin de le visiter.

Différents outils ont été développés pour permettre une utilisation facile et efficace de ces flux: on appelle ces solutions des agrégateurs. Il en existe plusieurs, même si certaines sont bien plus connues et utilisées que d’autres. Parmi ces derières, Feedburner, Google Reader ou Netvibes, l’un des rares agrégateurs francophones, dont je suis un fervent utilisateur.

Ayant souvent rencontré des gens intéressés par le concept de syndication mais peu à l’aise avec les solutions disponibles, j’ai décidé de créer ce petit tutorial (sans prétention) consacré à Netvibes. vous trouverez ci-dessous les quelques éléments de base permettant d’utiliser Netvibes facilement.

Lorsque vous vous arrivez sur Netvibes, cliquer sur Connexion en haut à droite vous donnera la possibilité de vous créer un compte. Par défaut, Netvibes vous propose un certain nombre de flux (météo, informations et autres) que vous êtes bien sûr libres de supprimer.

Passons maintenant à la phase principale: il va falloir intégrer à votre page principale les flux RSS des sites que vous voulez surveiller. Pour cela, allez dans le menu Ajouter du contenu qui se trouve en haut à gauche et se présente sous cette forme:

Sur le site dont vous voulez intégrer le flux, vous allez normalement (dans une grande majorité de cas) apercevoir un bouton orange à droite de la barre d’adresse de votre navigateur:

Cliquer sur ce bouton orange (qui symbolise le flux RSS) vous donnera l’adresse du flux pour ce site:

C’est cette adresse qu’il vous faut rentrer dans le menu Ajouter un flux; une fois l’opération confirmée, le flux du site apparaît sur votre page personnelle sous la forme d’un widget, une sorte de petite fenêtre qui accueuillera désormais automatiquement tous les nouveaux contenus postés sur le site qui vous intéresse. En répétant cette manoeuvre, vous avez donc la possibilité de surveiller tous les sites qui vous plaisent depuis une seule et même page.

Une fois que vous aurez pris vos marques, l’interface est facilement modifiable afin d’organiser vos flux en onglets (thématiques par exemple) ou de modifier l’arrière-plan selon vos préférence. Il suffit pour cela de cliquer sur le bouton Options en haut à droite:

Dernier point: la navigation au sein de vos différents widgets. Chaque nouvel article (ou autre type de contenu) apparaît en gras pour vous signifier que vous ne l’avez pas encore lu. Selon les sites, l’article peut être disponible en partie ou dans son intégralité. Dans tous les cas, en cliquant sur le titre de l’article, vous arriverez aussitôt sur le site qui l’a publié:

Voici donc un moyen simple et extrêmement pratique de centraliser l’information, outil rêvé dans un monde 2.0 au sein duquel les blogs (notamment) se caractérisent précisément par un rythme de publication soutenu.

Sumox: assistance PC à distance

25 juillet 2008

Une fois n’est pas coutume, je vais faire un peu de publicité. L’un des amis avec qui j’ai fait mes études de master a récemment créé une entreprise de support informatique dont le business model me plaît beaucoup: Sumox.

Sumox propose des services d’assistance informatique à distance. Par le biais d’un simple formulaire, vous indiquez vos coordonnées, votre problème et l’heure à laquelle vous souhaité être contacté. Un technicien vous rappelle à l’heure dite, se connecte sur votre ordinateur et tente de résoudre le problème.

On le comprend vite, le principal challenge d’un business comme celui-ci concerne la sécurité. Personne n’aurait recours à un tel service sans avoir de solides garanties à ce niveau-là, et Sumox l’a bien compris: connexion 128 bits sécurisée, possibilité pour le client de déconnecter le technicien à tout moment ou encore autorisation du client nécessaire pour que la connexion puisse être établie. Le système est très bien pensé.

Financièrement, le business model est très intéressant: le technicien prend les détails de votre carte de crédit au début de l’appel (c’est peut-être le point le plus sensible) et commence à facturer une fois la connection établie. La facturation s’arrête quand le client confirme que le problème a été résolu, et ne paie ainsi que le temps exact nécessaire à la résolution du problème. Si le problème n’est pas résolu, le client ne paie rien.

Couverture géographique mondiale (mais trois langues disponibles uniquement, du moins pour le moment), une vaste gamme de produits couverts (harware et software), je pense qu’il y a là de quoi développer un très beau business. La principale barrière à l’entrée sera probablement la confiance des utilisateurs, qui pourrait mettre du temps à venir.

En définitive, le seul reproche que l’on pourrait adresser à Sumox est que les Mac ne sont pour l’instant pas couverts. Mais bon, dans la mesure où les Mac n’ont pas de problèmes, ça n’est au fond pas bien dramatique 😉

Wikipédia, l’utopie rattrappée par la réalité

23 juillet 2008

Le 21 août 2007, je publiais un article à propos de Wikipédia et des efforts fournis par ses fondateurs pour empêcher des gens peu scrupuleux de modifier le contenu de l’encyclopédie libre selon leurs intérêt personnels. Je terminais en souhaitant que Wikipédia trouve rapidement une solution à ce nouveau type de vandalisme.

Un peu moins d’un an plus tard, une solution semble se dégager et est actuellement testée en Allemagne. Malheureusement, cette solution – si elle est effectivement répliquée dans les autres pays – marque la fin du rêve qui mena à la création de Wikipédia: la possibilité pour tout internaute de contribuer librement, sans avoir à s’identifier au préalable.

Malheureusement, les assauts répétés des vandales de tout genre semblent avoir eu raison de cette belle et noble utopie. Aujourd’hui, pour la version allemande du site, des correcteurs « officiels » ont été nommés et sont chargés de valider les articles avant leur publication. Si les utilisateurs enregistrés peuvent toujours accéder aux articles n’ayant pas encore été validés, aucune publication ne se fait sans vérification préalable.

Très sincèrement, je ne vois pas de meilleure solution que celle-ci pour faire de Wikipédia une source d’informations enfin fiable. De nombreux enseignants se sont déjà inquiétés de voir que Wikipédia est devenue LA source de référence pour de nombreux étudiants utilisant son contenu sans être conscients de ses limitations.

La perspective d’une encyclopédie neutre et de qualité est donc, en soi, plutôt réjouissante. On peut néanmoins regretter qu’une fois de plus, le contrôle et la discipline soient les seuls moyens de lutter contre la connerie humaine, seule ressource naturelle présente en quantité inépuisable à la surface du globe.

L’histoire ne dit pas si les 25’000 articles qui constitueront la première version imprimée de Wikipédia sont tous passés par ce processus de validation. Apparemment, le critère retenu est la popularité des articles (reflétée par le nombre de recherches dont ils ont fait l’objet).

A vrai dire, mais ce n’est que mon avis, je trouve l’intérêt du projet très limité: ce n’est certainement pas sur le terrain des encyclopédies papier que Wikipédia a le plus de valeur à apporter, d’autant que les problèmes de crédibilité du contenu risquent précisément de constituer un gros frein à l’achat.

Pour terminer, je vous invite à visiter le blog Pour une Wikipédia Responsable. Il mentionne en effet un certain nombre d’éléments concernant la responsabilité des différents acteurs du web en termes de contenu, et met en lumière un point généralement peu connu: la responsabilité de Wikipédia elle-même.