Archive for the ‘Web 2.0’ Category

Tutorial Netvibes

26 juillet 2008

L’une des évolutions majeures de ces dernières années en termes de diffusion de l’information a été la généralisation des flux RSS (Rich Site Summary ou Really Simple Syndication, selon les formats). Destiné avant tout aux sites dont le contenu est renouvelé régulièrement, un flux RSS permet de recevoir les contenus les plus récents d’un site sans avoir besoin de le visiter.

Différents outils ont été développés pour permettre une utilisation facile et efficace de ces flux: on appelle ces solutions des agrégateurs. Il en existe plusieurs, même si certaines sont bien plus connues et utilisées que d’autres. Parmi ces derières, Feedburner, Google Reader ou Netvibes, l’un des rares agrégateurs francophones, dont je suis un fervent utilisateur.

Ayant souvent rencontré des gens intéressés par le concept de syndication mais peu à l’aise avec les solutions disponibles, j’ai décidé de créer ce petit tutorial (sans prétention) consacré à Netvibes. vous trouverez ci-dessous les quelques éléments de base permettant d’utiliser Netvibes facilement.

Lorsque vous vous arrivez sur Netvibes, cliquer sur Connexion en haut à droite vous donnera la possibilité de vous créer un compte. Par défaut, Netvibes vous propose un certain nombre de flux (météo, informations et autres) que vous êtes bien sûr libres de supprimer.

Passons maintenant à la phase principale: il va falloir intégrer à votre page principale les flux RSS des sites que vous voulez surveiller. Pour cela, allez dans le menu Ajouter du contenu qui se trouve en haut à gauche et se présente sous cette forme:

Sur le site dont vous voulez intégrer le flux, vous allez normalement (dans une grande majorité de cas) apercevoir un bouton orange à droite de la barre d’adresse de votre navigateur:

Cliquer sur ce bouton orange (qui symbolise le flux RSS) vous donnera l’adresse du flux pour ce site:

C’est cette adresse qu’il vous faut rentrer dans le menu Ajouter un flux; une fois l’opération confirmée, le flux du site apparaît sur votre page personnelle sous la forme d’un widget, une sorte de petite fenêtre qui accueuillera désormais automatiquement tous les nouveaux contenus postés sur le site qui vous intéresse. En répétant cette manoeuvre, vous avez donc la possibilité de surveiller tous les sites qui vous plaisent depuis une seule et même page.

Une fois que vous aurez pris vos marques, l’interface est facilement modifiable afin d’organiser vos flux en onglets (thématiques par exemple) ou de modifier l’arrière-plan selon vos préférence. Il suffit pour cela de cliquer sur le bouton Options en haut à droite:

Dernier point: la navigation au sein de vos différents widgets. Chaque nouvel article (ou autre type de contenu) apparaît en gras pour vous signifier que vous ne l’avez pas encore lu. Selon les sites, l’article peut être disponible en partie ou dans son intégralité. Dans tous les cas, en cliquant sur le titre de l’article, vous arriverez aussitôt sur le site qui l’a publié:

Voici donc un moyen simple et extrêmement pratique de centraliser l’information, outil rêvé dans un monde 2.0 au sein duquel les blogs (notamment) se caractérisent précisément par un rythme de publication soutenu.

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Google Map Maker

1 juillet 2008

Ce n’est pas un secret, Google est une pieuvre. Dès qu’un service un tant soit peu populaire émerge sur le web, une déclinaison au moins de ce service sera estampillée Google (si le service en question ne sort pas directement de ses propres labos).

Si certains de ces services sont clairement mieux maîtrisés par d’autres acteurs (réseaux sociaux par exemple), certains font figure de référence absolue. Exemple typique: Google Maps. Or, il se trouve que depuis quelques jours, Google donne aux internautes la possibilité de contribuer à Google Maps; ce nouveau service s’appelle très logiquement Google Map Maker.

Nous sommes ici en présence d’un cas 100% Web 2.0: mettre à profit les millions d’internautes à travers le monde pour contribuer à une oeuvre commune, en l’occurence la cartographie la plus précise possible de notre planète.

La majeure partie des principes fondateurs du Web 2.0 est en effet appliquée ici (the data is in the cloud, le système bénéfice des effets de réseaux, le web est utilisé comme une plate-forme pour délivrer des services aux utilisateurs…).

Le point que j’ai trouvé particulièrement intéressant est le suivant: pour l’instant, tout le monde ne peut pas participer à Google Map Maker. Le service est actuellement réservé à un nombre limité de pays, comme vous pouvez le voir ci-dessous:

Selon toute vraisemblance, les pays concernés sont ceux pour lesquels l’information est la plus lacunaire actuellement. On retrouve donc de nombreuses îles du Pacifique, des Antilles et des Caraïbes, ainsi que quelques îles européennes telles Chypre ou l’Islande. Là où j’ai été vraiment surpris, c’est de voir qu’au milieu de toutes ces petites îles se trouvent deux « intrus »: le Pakistan et le Vietnam.

Il peut s’agir d’une simple coïncidence bien sûr; toutefois, si quelqu’un a une explication plus fondée (qui tournerait par exemple autour des relations, passées et présentes, entre les Etats-Unis, mère patrie de Google, et les deux pays susmentionnés), je suis preneur.

J’ai envoyé un mail à Google pour poser la question, j’espère recevoir une réponse 😉

L’internaute 2.0

27 juin 2008

Travaillant dans le monde du web, ma vision de ce passionnant milieu est probablement biaisée. Par exemple, on entend beaucoup parler du « Web 2.0 ». Si le concept est pour moi parfaitement clair, force est de constater que pour beaucoup de gens, la notion est encore très floue – quand elle n’est pas carrément inconnue.

J’ai écrit mon mémoire de master sur ce sujet; j’avais d’ailleurs annoncé que j’y apporterai un certain nombre de modifications sur ce blog. Ce projet est toujours sur la table, mais il a pris du retard. Me basant sur ma connaissance du Web 2.0, j’ai tenu à écrire cet article pour illustrer ce concept, partant du principe qu’un bon exemple est souvent plus efficace qu’une longue théorie – vous verrez d’ailleurs que cette démarche est tout à fait dans l’esprit du Web 2.0.

Très simplement, le Web 2.0 est l’apparition d’un nouvel équilibre entre les différents acteurs du web. L’internaute moyen ne se contente plus d’être le lecteur passif d’un contenu fourni par des entreprises, mais contribue au contraire à la création, l’amélioration, la diffusion et le partage de cette information. L’encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia est le fer de lance de ce mouvement.

Je ne me lancerai pas dans l’analyse du phénomène, d’autant plus que des milliers d’articles ont déjà été écrits sur le sujet. Je me contenterai donc de prendre un exemple concret (votre serviteur, en l’occurrence) pour énumérer les différentes activités que l’on peut mener sur Internet et qui appartiennent à ce mouvement du Web 2.0 (je rappelle néanmoins une nouvelle fois que mon travail, et donc ma profonde immersion dans le web, ne font peut-être pas de moi l’exemple le plus représentatif):

  • Je gère deux blogs (un public, un privé)
  • Je suis rédacteur pour le blog de l’entreprise qui m’emploie
  • Je participe à 5 forums de discussion de façon régulière
  • J’ai un profil sur Linkedin (et un, peu utilisé, sur Viadeo)
  • J’ai une page personnelle sur Netvibes
  • J’ai une galerie photo sur DeviantArt
  • J’ai posté des vidéos sur Youtube
  • J’ai rédigé des articles sur Wikipédia
  • J’ai un compte Facebook (à mon corps défendant)

Et je suis sûr que j’en oublie. Tout cela sans compter que je ne suis de loin pas un utilisateur maladif des services 2.0. Sans rentrer dans les détails, il existe un nombre impressionnant de services extrêmement populaires que je n’ai jamais utilisés: Digg, Twitter, Seesmic, Friendster, FriendFeed, MySpace et des dizaines d’autres.

En fin de compte, le Web 2.0, c’est surtout ceci: la multiplication (parfois abusive) des moyens de communiquer et, plus généralement, d’exister sur Internet. La possibilité pour tous d’interagir avec le monde et faire entendre ses opinions en quelques clics de souris.

Si certains critiquent de façon très virulente cette évolution des moeurs, arguant que cela revient en réalité à un appauvrissement culturel et intellectuel (Andrew Keen notamment est un détracteur féroce du Web 2.0), il n’en demeure pas moins que cette situation s’est installée et est destinée à perdurer. En effet, comme toute forme de liberté – ici, celle de s’exprimer – il est bien difficile d’accepter d’en être privé après y avoir gouté.

Le Web 2.0 vu depuis WordPress

15 avril 2008

Vous l’aurez remarqué, le rythme de mes publications n’est pas des plus réguliers; cela m’a d’ailleurs valu il y a quelques temps un message plein de bienveillance d’un cousin me demandant, avec la pointe d’ironie indissociable du personnage, si j’avais perdu le mot de passe de mon blog! On dit souvent que l’une des principales caractéristiques d’un blog est sa fréquence de mise à jour, bien supérieure à celle d’un site « classique » (ne parlons même pas des sites corporate): je contreviens à ce principe avec allégresse depuis mes débuts de blogueur.

Ecrivant de façon assez sporadique, je prends connaissance des mises à jour de WordPress de la même manière: quand l’envie m’en prend. En-dehors des statistiques de fréquentation, que je consulte quotidiennement, je ne prends généralement pas le temps d’explorer plus en détails mon panneau d’administration. Cela m’a valu ce matin une surprise de taille: alors qu’il y a moins d’un an, lors de la création de ce blog, je n’avais qu’une dizaine de widgets à disposition, ils sont aujourd’hui au nombre de 25!

Plus que leur nombre, c’est surtout la nature de ces widgets qui a motivé le titre de ce billet. Les nouveaux widgets mis à dispositon lors de la dernière grosse mise à jour de WordPress (il y a quelques jours) reflètent clairement les développements que le Web 2.0 a subis ces derniers mois. En effet, j’ai constaté l’apparition des widgets suivants (liste non exhaustive):
  • del.icio.us, le célèbre site de social boomarking permettant de sauvegarder, taguer et partager ses marque-pages.
  • Nuage de mots-clés: permet d’afficher sur la droite du blog les principaux tags utilisés par l’auteur lors de la rédaction.
  • Sonific: ce site permet de créer ses propres playlists musicales et de les intégrer à un blog (par exemple) sous forme de widget en copiant simplement quelques lignes de code.
  • Vodpod: comptant déjà près d’un million de membres, Vodpod permet de collecter des vidéos sur d’autres sites et de les rassembler en un même endroit (à l’aide du code embed). Ces vidéos peuvent ensuite, comme pour tout service 2.0 qui se respecte, être partagées avec les autres membres ou sur un blog personnel.
  • Flickr: faut-il encore présenter le site de partages de photos le plus célèbre de la toile?
  • Platial Mapkit: site collaboratif de création de cartes.
  • Meebo: un système de messagerie Web permettant de se connecter simultanément aux principaux protocoles de messagerie instantanée tels que AIM, Yahoo! Messenger, Google Talk, ICQ ou Windows Live Messenger.

Tous les services mentionnés ci-dessus ont un point en commun: ils sont résolument orientés Web 2.0. Le côté collaboratif et participatif, les effets de réseau, la présence de données « in the cloud » (c’est-à-dire accessibles de partout) ou encore la création/mise à disposition de contenus par les internautes eux-mêmes sont autant de critères associés au Web 2.0. Libre à chacun de se faire sa propre idée et de juger de l’utilité de ces différents sites; personnellement, je n’en utilise aucun. Mon blog suffit largement à assouvir mon envie d’échanger avec le reste du Web, et je ne ressens pas l’impérieux besoin de partager mes bookmarks, mes vidéos ou mes goûts musicaux.

Il n’en demeure pas moins que cette nouvelle version de WordPress est désormais bien plus en phase avec la réalité du Web 2.0; pour une plate-forme dédiée au blogs, c’est d’ailleurs le moins que l’on pouvait attendre. La surprise vient plutôt de l’absence des mamouths du Web 2.0: à quand un widget Netvibes pour partager son univers, ou un widget Facebook offrant la merveilleuse et fondamentale possibilité de poker un ami depuis son blog personnel? Et vous, quels widgets (ou autre option) souhaiteriez-vous avoir à disposition pour bloguer?