Archive for the ‘Actualités’ Category

Google s’apprête à sortir son navigateur

2 septembre 2008

Et soyons francs, il fallait bien ça pour me faire sortir de mon silence ! En effet, sans que je comprenne vraiment comment, le mois d’août est déjà terminé !

Bref, comme je l’annonce dans le titre (et comme l’ont déjà annoncé des milliers de blogs ces dernières heures), le navigateur de Google dont on parle depuis si longtemps est enfin une réalité. Baptisé Chrome, il sera disponible au téléchargement en version bêta dans les heures qui viennent ici.

Les opinions divergent concernant les véritables intentions de Google: s’agit-il réellement d’une attaque envers Microsoft ? S’agira-t-il d’un simple navigateur ou d’un réel système d’exploitation web ? Le terrain de chasse privilégié de Chrome sera-t-il vraiment l’ordinateur ou le mobile ?

De Techcrunch à Fred Cavazza en passant par le blog officiel de Google ou le Search Engine Journal, la blogosphère ne parle que de ça depuis quelques heures. Je n’ai donc pas la prétention (ni la motivation je l’avoue) d’apporter de nouveaux éléments.

En revanche, c’est avec plaisir que je vous soumets la bande dessinée que Google a utilisée pour faire son annonce. Un concept original qui a également le mérite de très bien vulgariser un sujet parfois peu accessible au grand public.

Wikipédia, l’utopie rattrappée par la réalité

23 juillet 2008

Le 21 août 2007, je publiais un article à propos de Wikipédia et des efforts fournis par ses fondateurs pour empêcher des gens peu scrupuleux de modifier le contenu de l’encyclopédie libre selon leurs intérêt personnels. Je terminais en souhaitant que Wikipédia trouve rapidement une solution à ce nouveau type de vandalisme.

Un peu moins d’un an plus tard, une solution semble se dégager et est actuellement testée en Allemagne. Malheureusement, cette solution – si elle est effectivement répliquée dans les autres pays – marque la fin du rêve qui mena à la création de Wikipédia: la possibilité pour tout internaute de contribuer librement, sans avoir à s’identifier au préalable.

Malheureusement, les assauts répétés des vandales de tout genre semblent avoir eu raison de cette belle et noble utopie. Aujourd’hui, pour la version allemande du site, des correcteurs « officiels » ont été nommés et sont chargés de valider les articles avant leur publication. Si les utilisateurs enregistrés peuvent toujours accéder aux articles n’ayant pas encore été validés, aucune publication ne se fait sans vérification préalable.

Très sincèrement, je ne vois pas de meilleure solution que celle-ci pour faire de Wikipédia une source d’informations enfin fiable. De nombreux enseignants se sont déjà inquiétés de voir que Wikipédia est devenue LA source de référence pour de nombreux étudiants utilisant son contenu sans être conscients de ses limitations.

La perspective d’une encyclopédie neutre et de qualité est donc, en soi, plutôt réjouissante. On peut néanmoins regretter qu’une fois de plus, le contrôle et la discipline soient les seuls moyens de lutter contre la connerie humaine, seule ressource naturelle présente en quantité inépuisable à la surface du globe.

L’histoire ne dit pas si les 25’000 articles qui constitueront la première version imprimée de Wikipédia sont tous passés par ce processus de validation. Apparemment, le critère retenu est la popularité des articles (reflétée par le nombre de recherches dont ils ont fait l’objet).

A vrai dire, mais ce n’est que mon avis, je trouve l’intérêt du projet très limité: ce n’est certainement pas sur le terrain des encyclopédies papier que Wikipédia a le plus de valeur à apporter, d’autant que les problèmes de crédibilité du contenu risquent précisément de constituer un gros frein à l’achat.

Pour terminer, je vous invite à visiter le blog Pour une Wikipédia Responsable. Il mentionne en effet un certain nombre d’éléments concernant la responsabilité des différents acteurs du web en termes de contenu, et met en lumière un point généralement peu connu: la responsabilité de Wikipédia elle-même.

Google annonce ses résultats au 30 juin 2008

19 juillet 2008

Le 18 avril dernier, Google diffusait ses résultats pour le premier trimestre. Les résultats du second trimestre viennent de tomber et, disons-le, ont été accueillis plutôt froidement par les investisseurs. En effet, si les revenus de Google sont de 3% supérieurs à ceux du premier trimestre (à 5.37 milliards de dollars !), le revenu net est lui en (très) léger recul, de 600 millions exactement.

Plus que ces performances, qui me semblent plutôt honorables, c’est surtout l’écart entre les prévisions des analystes et les résultats effectifs que sanctionne le marché. L’action de Google a en effet enregistré une baisse de 12% pour se retrouver à son niveau le plus bas depuis 3 mois.

Si la morosité économique générale est l’un des principaux facteurs avancés, le ralentissement considérable de l’augmentation des dépenses publicitaires en ligne joue également un rôle non négligeable. A cela s’ajoutent des frais plus importants que lors de la période précédente, une situation principalement due aux frais juridiques engendrés par le différent avec Viacom et l’augmentation des investissements dans le R&D.

En soi, la situation n’a donc rien d’alarmant pour Google. Toutefois, dans cette période économiquement trouble, décevoir les analystes et les investisseurs pourrait s’avérer très dangereux. La réussite de Google a été tellement insolante que les faux pas seront de moins en moins bien tolérés. Comme pour Federer…

Google Map Maker

1 juillet 2008

Ce n’est pas un secret, Google est une pieuvre. Dès qu’un service un tant soit peu populaire émerge sur le web, une déclinaison au moins de ce service sera estampillée Google (si le service en question ne sort pas directement de ses propres labos).

Si certains de ces services sont clairement mieux maîtrisés par d’autres acteurs (réseaux sociaux par exemple), certains font figure de référence absolue. Exemple typique: Google Maps. Or, il se trouve que depuis quelques jours, Google donne aux internautes la possibilité de contribuer à Google Maps; ce nouveau service s’appelle très logiquement Google Map Maker.

Nous sommes ici en présence d’un cas 100% Web 2.0: mettre à profit les millions d’internautes à travers le monde pour contribuer à une oeuvre commune, en l’occurence la cartographie la plus précise possible de notre planète.

La majeure partie des principes fondateurs du Web 2.0 est en effet appliquée ici (the data is in the cloud, le système bénéfice des effets de réseaux, le web est utilisé comme une plate-forme pour délivrer des services aux utilisateurs…).

Le point que j’ai trouvé particulièrement intéressant est le suivant: pour l’instant, tout le monde ne peut pas participer à Google Map Maker. Le service est actuellement réservé à un nombre limité de pays, comme vous pouvez le voir ci-dessous:

Selon toute vraisemblance, les pays concernés sont ceux pour lesquels l’information est la plus lacunaire actuellement. On retrouve donc de nombreuses îles du Pacifique, des Antilles et des Caraïbes, ainsi que quelques îles européennes telles Chypre ou l’Islande. Là où j’ai été vraiment surpris, c’est de voir qu’au milieu de toutes ces petites îles se trouvent deux « intrus »: le Pakistan et le Vietnam.

Il peut s’agir d’une simple coïncidence bien sûr; toutefois, si quelqu’un a une explication plus fondée (qui tournerait par exemple autour des relations, passées et présentes, entre les Etats-Unis, mère patrie de Google, et les deux pays susmentionnés), je suis preneur.

J’ai envoyé un mail à Google pour poser la question, j’espère recevoir une réponse 😉