Bloguer, un an après

Aujourd’hui, mon blog a un an.

Je m’étais dit que c’était peut-être l’occasion de dresser un bilan provisoire, et puis j’ai réalisé que c’était un exercice beaucoup trop sérieux qui, disons-le franchement, me gonflait. C’est trop classique les bilans. Trop facile, et pas franchement passionnant. Comme le mec qui vous dirait:

« Après un an d’existence, Embarquement e-media c’est:

  • 50 articles publiés
  • 60 commentaires
  • 85 tags
  • 7 catégories
  • 4285 visites, avec un meilleur jour à 56″

Le mec gonflé en somme.

Quand vous travaillez sur Internet, il y a une chose que vous apprenez très vite: tout y est mesurable. C’est réellement surprenant de voir tout ce qu’on peut mesurer sur un site web. Saviez-vous que sans dépenser le moindre centime, vous pouvez connaître le nombre de visiteurs qui se sont connectés sur votre site depuis le Japon, en tapant le nom de votre marque – mal orthographié – dans Google?

De prime abord, ça n’a peut-être pas l’air renversant comme info. Croyez-moi, ça l’est. Bref, toujours est-il que l’avantage de pouvoir tout mesurer, c’est que les performances de vos actions marketing peuvent être précisément évaluées. Vous savez ce que vous avez dépensé en publicité, vous savez combien de visiteurs une publicité précise vous a rapporté (et oui, tout est mesurable!), donc vous connaissez votre coût d’acquisition client au centime près.

Seulement, il ne suffit pas de mesurer: il faut comparer. Si vous ne vous fixez pas d’objectifs chiffrés avant de commencer, comment allez-vous évaluer l’efficacité de votre travail? Et comment allez-vous le valoriser? Ce qui détermine le succès ou l’échec d’un projet, c’est bien l’écart entre ce qui était prévu et ce qui a été réalisé.

Le lien (ténu je vous l’accorde) entre ce qui précède et mon manque de motivation à dresser un bilan, c’est que je ne m’étais fixé aucun objectif chiffré. Ma principale raison pour ouvrir ce blog était mon désir de communiquer, vu que je travaille dans un domaine encore assez hermétique auquel mon entourage ne connaît, disons-le, strictement rien.

Dans la mesure où environ 75% de mes articles concernent Internet, cela pose un problème assez évident. Au passage, autre point à ne pas négliger: vous avez vu la longueur de mes articles? Allez placer des morceaux pareils dans une conversation conventionnelle et regardez combien de temps ça prend avant qu’on vous caillasse.

BREF, tout ça pour dire qu’en démarrant ce blog, je ne savais même pas s’il serait encore actif le mois d’après. J’avais des choses à dire et un moyen de le faire, alors je me suis lancé. Pas toujours facile d’être régulier, pas toujours facile d’être rationnel, pas toujours facile d’être objectif ou critique, mais toujours exaltant de publier. Et je me réjouis déjà de continuer.

En tous cas, une chose est sûre: je déteste les mecs qui font des bilans.

Publicités

Étiquettes : , ,

2 Réponses to “Bloguer, un an après”

  1. Jerry Says:

    Ouf, j’ai cru un instant que tu allais dire que tu détestais les mecs qui font des blogs.
    Joyeux anniversaire, alors!

  2. Vince Says:

    Merci 😉

    Heureusement, mon côté vindicatif ne s’applique pas (encore?) envers mes congénères!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :