L’internaute 2.0

Travaillant dans le monde du web, ma vision de ce passionnant milieu est probablement biaisée. Par exemple, on entend beaucoup parler du « Web 2.0 ». Si le concept est pour moi parfaitement clair, force est de constater que pour beaucoup de gens, la notion est encore très floue – quand elle n’est pas carrément inconnue.

J’ai écrit mon mémoire de master sur ce sujet; j’avais d’ailleurs annoncé que j’y apporterai un certain nombre de modifications sur ce blog. Ce projet est toujours sur la table, mais il a pris du retard. Me basant sur ma connaissance du Web 2.0, j’ai tenu à écrire cet article pour illustrer ce concept, partant du principe qu’un bon exemple est souvent plus efficace qu’une longue théorie – vous verrez d’ailleurs que cette démarche est tout à fait dans l’esprit du Web 2.0.

Très simplement, le Web 2.0 est l’apparition d’un nouvel équilibre entre les différents acteurs du web. L’internaute moyen ne se contente plus d’être le lecteur passif d’un contenu fourni par des entreprises, mais contribue au contraire à la création, l’amélioration, la diffusion et le partage de cette information. L’encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia est le fer de lance de ce mouvement.

Je ne me lancerai pas dans l’analyse du phénomène, d’autant plus que des milliers d’articles ont déjà été écrits sur le sujet. Je me contenterai donc de prendre un exemple concret (votre serviteur, en l’occurrence) pour énumérer les différentes activités que l’on peut mener sur Internet et qui appartiennent à ce mouvement du Web 2.0 (je rappelle néanmoins une nouvelle fois que mon travail, et donc ma profonde immersion dans le web, ne font peut-être pas de moi l’exemple le plus représentatif):

  • Je gère deux blogs (un public, un privé)
  • Je suis rédacteur pour le blog de l’entreprise qui m’emploie
  • Je participe à 5 forums de discussion de façon régulière
  • J’ai un profil sur Linkedin (et un, peu utilisé, sur Viadeo)
  • J’ai une page personnelle sur Netvibes
  • J’ai une galerie photo sur DeviantArt
  • J’ai posté des vidéos sur Youtube
  • J’ai rédigé des articles sur Wikipédia
  • J’ai un compte Facebook (à mon corps défendant)

Et je suis sûr que j’en oublie. Tout cela sans compter que je ne suis de loin pas un utilisateur maladif des services 2.0. Sans rentrer dans les détails, il existe un nombre impressionnant de services extrêmement populaires que je n’ai jamais utilisés: Digg, Twitter, Seesmic, Friendster, FriendFeed, MySpace et des dizaines d’autres.

En fin de compte, le Web 2.0, c’est surtout ceci: la multiplication (parfois abusive) des moyens de communiquer et, plus généralement, d’exister sur Internet. La possibilité pour tous d’interagir avec le monde et faire entendre ses opinions en quelques clics de souris.

Si certains critiquent de façon très virulente cette évolution des moeurs, arguant que cela revient en réalité à un appauvrissement culturel et intellectuel (Andrew Keen notamment est un détracteur féroce du Web 2.0), il n’en demeure pas moins que cette situation s’est installée et est destinée à perdurer. En effet, comme toute forme de liberté – ici, celle de s’exprimer – il est bien difficile d’accepter d’en être privé après y avoir gouté.

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