Y a pas que Flickr dans la vie

Au vu de la popularité actuelle du web 2.0, il est normal que l’on entende beaucoup parler des sites emblématiques de ce mouvement, parmi lesquels le site de partage de photos Flickr. Racheté par Yahoo ! en 2005, Flickr comptait en septembre 2006 près de 5 millions d’utilisateurs pour un total d’environ 250 millions de photos, d’après une interview accordée par les co-fondateurs du site (étonnamment, il s’avère très difficile de trouver des chiffres plus récents. Si vous en avez…)

Personnellement, Flickr est un service que je n’utilise pas. J’ai rejoint au début de l’année dernière une autre communauté online axée sur le partage de photos, deviantART, et j’en suis pleinement satisfait. Ce site ne se limite d’ailleurs pas aux photos : ses utilisateurs y soumettent également (et entre autres) des peintures ou des créations graphiques effectuées par ordinateur, pour un total proche de 40 millions de « déviations » (pour reprendre la terminologie officielle).

Lancé en 2000, ce site n’appartient pas à la catégorie des sites 2.0. Même s’il contient une dimension résolument communautaire (possibilité de discuter avec les autres utilisateurs ou de commenter des photos par exemple), il se veut selon moi plus professionnel qu’un site comme Flickr. On y trouve bien sûr quantité d’œuvres de qualité plus que discutable (comme dans tous les sites ouverts aux contributions des internautes), mais un nombre non négligeable de ses membres ont un talent incroyable et proposent des créations d’une beauté à couper le souffle (le header de ce blog provient de ce site, je vous encourage à visiter la galerie de Suirebit dont il est tiré).

Chaque œuvre doit être catégorisée avant d’être publiée, ce qui permet ensuite d’effectuer des recherches ciblées selon ses centres d’intérêts (il s’agit donc d’un système très proche de celui des tags de Flickr et de bon nombre de sites 2.0). Parallèlement à sa propre galerie, l’utilisateur a également la possibilité de se constituer une galerie composée exclusivement de ses « favoris », à savoir des créations d’autres artistes qui lui ont particulièrement plu. Cela facilite d’autant plus la recherche autour d’une thématique particulière, puisqu’un artiste spécialisé dans les peintures de science-fiction (par exemple) inclura souvent des œuvres de même nature dans ses favoris.

Tout ceci pour dire que, même si les deux sites n’ont pas exactement la même vocation et relèvent probablement de logiques légèrement différentes, les effets de réseaux dont jouissent les sites phares du web 2.0 occultent peut-être parfois d’autres sites qui gagneraient tout autant à être connus. En d’autres termes, un nombre élevé d’utilisateurs attire d’autres utilisateurs, ce qui rend un site déjà très visible encore plus visible et ainsi de suite. Ou encore, ce n’est pas parce qu’un site est utilisé par une majorité d’internautes qu’il est forcément incontournable ;o)

Je terminerai en citant un extrait de cet article de Thierry Crouzet, que je trouve particulièrement pertinent et qui résume bien ma pensée :

« Ce n’est pas parce que tout le monde lit une news que cette news est intéressante. Tout le monde la lit parce qu’elle a été mise en avant et que tout le monde l’a cliquée, faisant en sorte qu’elle reste en avant. Un livre n’est pas bon seulement parce qu’il se vend bien. »

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