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Mémoire 2.0

19 novembre 2007

Avec (beaucoup) de retard par rapport à mes prévisions, me voici en mesure de publier mon mémoire de master consacré à l’impact du Web 2.0 et du Consumer Generated Media sur les affaires des entreprises. Il s’agit ici d’une version allégée du document original. En effet, ce mémoire a été rédigé dans le cadre d’un stage en entreprise et contient des informations confidentielles que je ne pouvais pas mettre à disposition du (grand) public. J’ai donc effectué les coupes nécessaires avant de publier mon travail.

Deux remarques supplémentaires me semblent nécessaires à ce stade:

  1. Si je devais réécrire mon mémoire aujourd’hui, certains points seraient abordés de façon complètement différente. En effet, le monde du Web est en constante évolution et ce qui était vrai il y a quelques mois ne l’est plus forcément aujourd’hui. J’ai écrit ce mémoire entre mars et septembre 2007, mais l’essentiel de la réflexion a eu lieu durant les premières semaines (je me suis ensuite concentré sur la rédaction). J’ai essayé d’intégrer autant que possibles les dernières évolutions du Web 2.0 au fur et à mesure qu’elles se manifestaient, mais certaines d’entre elles auraient nécessité une refonte tellement profonde de l’ensemble de mon travail que j’ai dû les laisser de côté. Je pense principalement au phénomène Facebook.

    En effet, même si on en parlait déjà au début de l’année, l’avènement de la plateforme sociale au rang de mastodonte du Web est relativement récent. Aujourd’hui, Facebook constituerait l’exemple parfait pour illustrer une bonne partie des propos mis en avant dans le cadre de mon mémoire. Je compte d’ailleurs publier dans les semaines à venir quelques articles « correctifs » susceptibles selon de moi de donner plus de substance à ce document qu’il n’en a dans sa version actuelle, notamment en le rendant plus fidèle aux dernières évolutions observées sur la Toile.

  2. La grande majorité des sources utilisées pour rédiger ce mémoire sont des sites Internet, ce qui est peu courant pour des travaux de ce type. En effet, les universités et Hautes Ecoles attendent généralement d’un travail de diplôme qu’il s’appuie sur la littérature « professionnelle » existante, c’est-à-dire les articles académiques publiés par des experts et chercheurs dans des revues reconnues telles que la Harvard Business Review (pour n’en citer qu’une). Or, il se trouve que mes recherches dans ce type de sources ont été quasiment vaines: même en utilisant les très nombreuses ressources mises à disposition par mon université, je n’ai trouvé que des articles d’une qualité que je décrirai comment étant “discutable”, pour rester dans le politiquement correct.

    D’après moi, l’explication tient au fait que le Web 2.0 est un concept encore récent, souvent flou et polémique, et qu’un certain temps est toujours requis avant de voir apparaître dans la littérature spécialisée les articles fondateurs qui serviront de bases aux recherches ultérieures. D’ailleurs, quand j’y réfléchis (même si le professeur qui supervisait mon travail ne partageait visiblement pas du tout mon avis), avoir utilisé Internet comme principale source d’information était plutôt une bonne chose; même si j’ai un grand respect pour les revues que je mentionnais ci-dessus, je pense que l’approche qu’elles encouragent atteint ses limites dans le cadre d’un travail comme le mien. On a beau être le meilleur chercheur du monde, il est des domaines qu’il faut vivre et expérimenter pour pouvoir en parler.

    Personnellement, entre un éminent contributeur de la Harvard Business Review et l’auteur d’un blog spécialisé, j’aurais tendance à accorder plus de crédit au second qu’au premier sur un sujet tel que le Web 2.0. En effet, ce Web 2.0 n’est pas seulement complexe, il est surtout extrêmement dynamique. Vu les délais nécessaires à la publication d’un article sérieux dans une revue académique, le temps écoulé entre le début de la réflexion et la publication de l’article aura pour effet de rendre les informations obsolètes dès lors que l’objet de l’analyse évolue aussi rapidement que le Web 2.0. Baser ma réflexion et mon analyse sur des sources Internet m’a permis non seulement d’être beaucoup plus réactif, mais aussi d’appréhender le Web 2.0 à travers ceux qui le vivent quotidiennement et, dans certains cas, contribuent à le créer et à le définir (je pense par exemple au site de Tim O’reilly).

En bref, si la partie « recherche » de mon mémoire n’était visiblement pas satisfaisante d’un point de vue académique (même si, je le répète, ce n’est pas faute d’y avoir mis de l’énergie), j’ai la conviction qu’elle était la plus logique et la plus efficace d’un point de vue « résultat ». Je laisserai le lecteur avisé se forger sa propre opinion.

Vos réactions sont les bienvenues!

Master Thesis Web 2.0 (en anglais)

Master HEC, c’est fait!

1 octobre 2007

Après 5 années de (dur) labeur au sein de la faculté des HEC à Lausanne, j’en ai terminé avec mon Master of Science in Management of Technology and Entrepreneurship. En effet, je défendais ce matin mon mémoire de master intitulé “Web 2.0 and Consumer Generated Media: Analysis of Their Current and Potential Impact on the Way Companies Are Doing Business”.

Fidèle à ma longue tradition de just-in-time et d’organisation en flux tendus, je dois être l’un des tous derniers de ma volée à en finir avec le long processus de “masterisation”: le délai pour la défense orale était effectivement fixé au vendredi 28 septembre, et je m’estime plutôt heureux d’avoir pu soutenir mon travail aujourd’hui sans avoir à repayer un semestre de frais d’écolage. Si l’administration d’HEC avait fait montre d’un peu moins de souplesse, mon just in time se serait transformé en just too late…

Je compte mettre à disposition prochainement une version allégée de mon mémoire, le temps d’effectuer les coupes nécessaires; certaines sections contiennent en effet des informations liées à mon travail et, de ce fait, confidentielles. Néanmoins, les sections plus générales consacrées au Web 2.0 et au Consumer Generated Media (c’est-à-dire la majeure partie du mémoire) seront accessibles. Ayant énormément peiné lors de ma revue de littérature, j’espère que mon travail facilitera la tâche des prochains pionniers du Web 2.0 qui tenteront d’apporter leur contribution à ce sujet passionnant!